Après les cancers du poumon et du sein, le cancer colorectal est la troisième plus grande cause de mortalité aux Etats Unis et au Canada. Ce terme inclut les cancers du colon (la partie inférieure de l’intestin) et du rectum (la partie de l’intestin qui relie le colon à l’anus). Le cancer colorectal n’est pas directement lié à la ménopause mais à l’âge : plus de 90% des cas surviennent après 50 ans. D’autres facteurs de risques peuvent être notamment des antécédents familiaux, des polypes colorectaux ou des maladies inflammatoires de l’intestin.
Le risque de développer un cancer colorectal peut être diminué grâce à l’arrêt de la cigarette, un régime alimentaire sain (riche en fruits et légumes, pauvre en graisses), un apport suffisant en calcium, ou en prenant quotidiennement de l’aspirine ou des anti-inflammatoires (comme l’ibuprofène). Des études ont suggéré que les thérapies hormonales à base d’œstrogène et de progestogène peuvent avoir des effets protecteurs. Cependant, un traitement hormonal ne doit jamais être utilisé uniquement à cet effet, car il peut engendrer plus de dégâts que de bienfaits.
Le cancer du colon commence généralement avec l’apparition de polypes précancéreux dans le colon et peut être empêché si les polypes sont détectés et retirés. Si le cancer est diagnostiqué tôt, 90% des personnes traitées survivent pendant au moins cinq ans. Cependant, seulement 39% des cancers colorectaux sont détectés à ce stade, principalement à cause des moyens insuffisants de dépistage.
Les femmes présentant un risque moyen de cancer colorectal doivent être examinées à partir de l’âge de 50 ans.
Aux Etats unis, il est recommandé aux femmes présentant des facteurs de risque de suivre les conseils suivants : un examen annuel pour détecter le sang dans les selles et une sigmoïdoscopie flexible (un test permettant de voir l’intérieur du rectum et la partie inférieure du colon) tous les 5 ans ; un lavement baryté double contraste tous les 5 ans ; ou une colonoscopie (qui permet de voir le colon en entier, notamment les endroits situés derrière le sigmoïdoscope) tous les 10 ans. Au Canada, les recommandations ne sont pas encore claires. Des projets pilotes sont en cours pour déterminer les méthodes de dépistage les plus efficaces. Certains centres semblent conseiller les mêmes lignes de conduite qu’aux Etats Unis.
La colonoscopie est l’examen le plus approfondi de toutes ces options, car elle permet de visualiser l’intégralité du colon, d’effectuer des biopsies et de retirer des polypes précancéreux en une seule procédure. Cependant, elle nécessite d’être sous calmants, est la plus chère de ces méthodes et représente plus de risques. Le lavement baryté est moins efficace car il permet un diagnostic moins fiable. Par conséquent, il devrait surtout convenir aux femmes qui ne peuvent pas supporter les calmants. Dans ces cas là, une colonoscopie virtuelle (utilisant une méthode spéciale de rayons x, portant le nom de scanner ou de tomodensitométrie, qui permet d’examiner le colon) peut être préférable. Bien que cette dernière option ne requiert pas de sédation et est plus sûre qu’une colonoscopie conventionnelle, elle nécessite quand même une préparation à base de laxatifs et est également beaucoup plus chère (dans le cas cette procédure ne serait pas prise en charge par l’assurance maladie). En dehors de ces différents moyens de dépistage, il est conseillé à toutes les femmes de passer un examen rectal digital chaque année.
Les femmes qui présentent des gros risques de développer ce type de cancer (à cause de leurs antécédents médicaux de cancer colorectal ou de polypes précancéreux, ou bien d’antécédents familiaux) doivent se soumettre à des examens plus fréquents. Le dépistage doit commencer avant 50 ans pour celles dont un parent proche a eu un cancer colorectal ou des polypes précancéreux. Les femmes atteintes d’un cancer du sein ne présentent pas de risques supplémentaires de développer ce type de maladie.
Commentaires récents